Économie sociale

Des dynamiques nouvelles en réponse au risque de la banalisation

Une introduction au texte de Jacques Moreau, 1991, « De la banalisation de l’économie sociale », Recma, n° 37(1), p. 8-11.

À la fin des années 1980, le grand mouvement de libéralisation de l’économie est en marche, et cette évolution – souhaitée par les uns et crainte par les autres – prend à revers l’ESS, dont les entreprises ont tendance à se focaliser sur les produits et les services au détriment du fonctionnement coopératif (sociétariat et démocratie coopérative). Comme si la standardisation des conditions de production des biens et des services devait nécessairement entraîner une banalisation des coopératives ou des mutuelles.

La tribune de Jacques Moreau (citant la position d’Étienne Pflimlin, alors président du Crédit mutuel, qui explique comment son organisation incarne « l’anti-banalisation ») rappelle fort opportunément que la thématique de la banalisation fait partie des controverses qui jalonnent l’existence de l’ESS, dès lors que les entreprises de ce secteur s’adaptent aux marchés dans lesquels elles opèrent.

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Chantal Chomel

Questionner le concept d’économie sociale et l’entreprise de l’ESS

Une introduction au texte d’André Chomel, 1990, « La problématique émergence de l’entreprise d’économie sociale au XIX e siècle », Recma, n° 33, p.28-32.

Élément d’un dossier intitulé « Du contrat participatif », ce court texte d’André Chomel 1 est intéressant à plus d’un titre. Rappelons tout d’abord qu’il paraît au moment où l’on s’apprête à fêter le dixième anniversaire de la Charte de l’économie sociale du CNLAMCA (1980), premier document institutionnel tangible accompagnant en France le renouveau du concept d’économie sociale après une longue éclipse de plusieurs décennies. 1989 est également l’année où la Revue des études coopératives étend son périmètre au-delà des coopératives et devient la Recma.

L’intitulé « économie sociale » apparaît en 1990 sur la couverture de la revue, qui se présente en 1995 comme la « revue internationale de l’économie sociale ». L’économie sociale se reconstruit en France depuis les années 1970, et l’évolution de la revue s’inscrit dans ce contexte, de même qu’elle reflète le déclin des coopératives de consommateurs, qui en ont été le principal acteur depuis sa création en 1921.

 

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Eric Bidet

L’Esper fête ses 10 ans et prend un nouvel élan pour développer l’ESS à l’école

En dix ans, L’Esper (Économie sociale partenaire de l’école de la République), association qui regroupe aujourd’hui 43 organisations intervenant dans le champ de l’éducation, a bien grandi. Pour preuve, le nombre croissant d’enseignants et d’élèves qui pilotent ou participent à des actions d’éducation à l’économie sociale et solidaire par une expérimentation de son modèle.

L’ESS peut-elle permettre de vivre sans Amazon ? Une agora de La République de l’ESS

La France a connu en 2020 un fort essor du commerce en ligne : une progression de 32 % selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance. En cause, la fermeture des commerces dits « non essentiels » (principalement non alimentaires) pendant les longs mois de confinements et de restrictions sanitaires, mais aussi les stratégies individuelles d’évitement des espaces fermés, dans un contexte de pandémie.

2021 : la Recma célèbre son centenaire

Cette année, la Recma fête le 100 e anniversaire de sa création en 1921, sous le nom de Revue des études coopératives (REC). Cela en fait une des plus anciennes revues au monde, dédiée à l’économie sociale, et une très respectable vieille dame au sein des revues de recherche françaises, classée par le HCERES (Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) dans la  catégorie économie-gestion.

Le PTCE, un modèle de sortie de crise sanitaire

L’étude menée par le Labo de l’ESS comporte d’autres informations qui actualisent la connaissance de ces structures :
• Pour 70 % des personnes interrogées, le principal objectif des PTCE est de répondre aux besoins non traités du territoire et de ses habitants, pour 57 % de  structurer des activités existantes, et pour 48 % d’apporter des solutions aux entreprises.