entrepreneuriat social

L’entrepreneuriat social à Sidi Bouzid, un modèle de développement alternatif ? Le cas de Lingare Sidi Bouzid

En Tunisie, l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) s’est imposée comme une variable incontournable du redressement économique post-révolutionnaire. A Sidi Bouzid, Lingare est une association qui promeut l’Entrepreneuriat Social, un secteur qui revêt une importance particulière pour les gouvernorats de l’intérieur de la Tunisie, dans un contexte socio-économique difficile. Ce travail met en perspective la multiplicité des paradoxes auxquels les acteurs font face. Il s’agit ici de déconstruire le sens qu’a la notion d’alternative de développement dans le contexte de Sidi Bouzid, pour mieux rendre compte de sa singularité : en rupture avec les modes de développement de l’ancien pouvoir, les acteurs revendiquent la diversité économique y compris par l’appropriation et l’arrangement d’outils orthodoxes.

Numéro de revue: 
354
Année de publication: 
2019
Auteur(s): 
Julien Dutour, Hassan Hajbi

Entreprises sociales et entrepreneuriat social : émergence et enjeux de nouveaux modèles

« Entreprise sociale », « entrepreneurs sociaux » : ces termes appartiennent désormais aux discours et orientations des politiques publiques nationales et internationales, et traduisent dans certains cercles de grandes espérances en matière de progrès pour la société. Cet article expose les raisons qui ont présidé à l’émergence de ce phénomène et de ces notions, qui s’inscrivent dans une dynamique plus large de promotion des valeurs du monde de l’entreprise (I). Plusieurs facteurs se sont avérés particulièrement favorables à la montée en puissance de l’idée d’entreprise sociale (II). Selon le sens que l’on donne à un phénomène qui apparaît comme ambivalent, l’impact qu’il est susceptible d’avoir sur les entreprises de l’économie sociale (et plus généralement sur la conception générale de l’entreprise, voire la société dans son ensemble) peut s’avérer très différent (III).

 

Numéro de revue: 
353
Année de publication: 
2019
Auteur(s): 
Henri Nogues

ESS et entreprise sociale dans le contexte vietnamien

Cet article apporte un éclairage sur l’évolution des entreprises sociales au Vietnam. Pour cela, il présente quatre modèles d’entreprises sociales, à savoir les coopératives, les entreprises sociales fondées et dirigées par des entrepreneurs sociaux, les entreprises sociales incubées par des intermédiaires professionnels et les entreprises sociales transformées à partir d’ONG locales. Ces quatre modèles présentent des caractéristiques différentes concernant leur mission sociale, leurs finances et leur gouvernance. Alors que l’Etat joue un rôle mineur dans la réglementation du statut légal des entreprises sociales, les entrepreneurs sociaux, les intermédiaires professionnels et le marché sont les trois principaux leviers pour le développement du secteur de l’entreprise sociale.

Numéro de revue: 
342
Année de publication: 
2016
Auteur(s): 
Pham Vu Thang

Les équipes associatives, entre rationalité en valeur et entrepreneuriat social

La gestion des associations intègre traditionnellement des formes de rationalité en valeur. L’entrepreneuriat social se présente quant à lui comme une démarche réformatrice, plus pragmatique, orientée vers la maximisation de la finalité sociale. Son introduction par un ou plusieurs membres de l’équipe associative a souvent pour effet de diviser et de déstabiliser cette dernière. Sur la base de trente-quatre entretiens semi-directifs, nos données montrent que l’ascendant de l’entrepreneuriat social sur la rationalité en valeur n’est pas une fatalité. La vision retenue entre ces deux approches de la gestion se reconstruit de façon relativement rapide et irréversible dans les discussions, mais aussi et surtout dans l’action. Ces moments d’« équivoque » font évoluer les équipes avec une pluralité de visions, se questionnant mutuellement dans leurs fondements et dans leurs pratiques.

Numéro de revue: 
330
Année de publication: 
2013
Fichier attachéTaille
PDF icon recma330_088106.pdf1.78 Mo
Auteur(s): 
Patrick Valéau, Hassen Parak et Pierre Louart

Comment perdre 18 millions d’euros des citoyens belges avec un fonds "économie sociale" ?

Fin juin, l’Etat belge a dû éponger 18,6 millions de pertes d’un de ses fonds publics: le Fonds de l'économie sociale et durable (FESD). Les citoyens y avaient investi 75 millions d’euros... mais 30% de cette somme a servi à "jouer" avec des produits financiers de KBC à haut rendement. Le Fonds est mis en liquidation. Un article de RTL.be